2021 – La Théorie

de gauche à droite : Guillaume Verdier, Laure Wolf, Lena Garrel, Jordan Sajous.

Nouvelles
13.9.21 /// La Théorie bientôt à Antibes puis Paris. Réservations ci-dessous.

24/09 au Festival SPOT du Théâtre Paris-Villette (Paris) (attention, il s’agit d’un extrait)
9, 10/11 au Théâtre Anthéa (Antibes)
15-17/11 au Théâtre de l’Etoile du Nord (Paris)
15/12, 16/12 au Festival Impatience aux Plateaux Sauvages (Paris)

Presse
Reportage de France 3 sur la résidence de création de La Théorie à L’Entre-Pont
Guy Degeorge, Un soir ou un autre « […] une mise en scène serrée et une interprétation à vif [qui] n’a rien de didactique. C’est un drame qui se précipite jusqu’à son paroxysme, sans leçons à donner ni solution à proposer. Simplement, tristement, juste. »
Nicolas Thévenot, Un fauteuil pour l’orchestre « Valentine Caille et son équipe sèment dans cette fable un trouble presque lynchien, où les évidences se colorent de sombres et douteux reflets, où les sourires semblent receler des arrière-fonds, où l’espace surplombé de néons aurait autant à voir avec la salle de classe, qu’avec l’entrepôt désaffecté ou le parking souterrain […].
La beauté de cette proposition est de mettre en œuvre l’expérience in vivo d’un basculement, […] où les éléments mis en présence vont soudainement cristalliser et donner corps à une théorie complotiste. Comme un passage du mental au social jusqu’à produire, effets collatéraux, la dévastation des corps. »
La Théorie, une coproduction du théâtre Anthéa d’Antibes, Laurence Ray, France Net Infos, 13/11/2021.
Au Festival Impatience, le jeune théâtre joue les lanceurs d’alerte, Joëlle Gayot, Télérama, 07/12/2021.
Le conflit de réalité(s), Yannaï Plettener, Zone critique, 06/12/2021 « la démonstration est implacable, alors que l’engrenage des discours et arguments provoque inévitablement l’enfermement toujours plus total d’Alex dans une contre-réalité perçue comme seule vérité – entêtement qui n’a d’égal que la dureté de la posture de sa professeur, installée dans son bon droit, mais tremblante d’impuissance alors que lui échappe le contrôle sur le récit des faits, jusqu’à la déflagration finale. S’en tenir à cette seule analyse psychologique serait faire injure à la qualité de la pièce, qui dépasse le simple cadre individuel : ce qui est mis en jeu, en cause et en question, ce sont véritablement les rapports sociaux et politiques, forces cachées rendues visibles qui dominent les corps et les paroles des personnages. Ce sont ces mécanismes-là qui enclenchent l’engrenage, et La Théorie, plus brechtienne qu’elle n’en a l’air, les révèle dans toute leur violence. »
La Théorie, une coproduction du théâtre Anthéa d’Antibes, Laurence Ray, France Net Infos, 13/11/2021.
Entretien avec Valentine Caille et Marie Yan, Radio Raptz, 14/11/2021.
Théâtre : des lycéens Niçois découvrent “La théorie”, la pièce qui décrypte le complotisme, France 3 PACA, 12/11/2021.

Genèse
J’ai commencé à écrire La Théorie à la suite des attentats de 2015 en France. La colère et le chagrin que je ressentais envers une société qui créait des monstres et s’en lavait les mains m’ont poussée à rechercher des schémas, des parcours et comment représenter sans le simplifier, le basculement d’une interrogation saine à une obsession destructrice.
La Théorie ne parle pas d’attentats mais des mécanismes de la pensée complotiste. C’est une pièce sur l’incompréhension et les limites du dialogue quand il est déterminé par des rapports de force institutionnels. Le texte a connu un long travail de développement avec les collaborateur-ices présent-es et passé-es de la production, que je remercie chaleureusement, en particulier : Valentine Caille, Hatice Özer, Jackee Toto, Victor Pontecorvo, Laure Wolf, Eric Feldman, Jordan Sajous, Lena Garrel, Guillaume Verdier.

Présentation
Une histoire violente, dérangeante, essentielle. La Théorie ausculte le terrifiant processus d’engrenage des théories conspirationnistes en faisant le pari d’en créer une de toutes pièces. Une lycéenne, Alex, tourne en rond comme une lionne en cage dans les murs hauts d’un lycée de banlieue, la confiance déjà fragile entre elle et l’école implose. Elle devient persuadée qu’on cherche à l’écarter. La pièce a pour but d’ouvrir un espace de confrontation déroutant et provocateur : comment un discours conspirationniste devient-il séduisant ? Comment les rapports de pouvoir distordent-ils la possibilité d’une émancipation intellectuelle ? Qui peut toujours prétendre y voir clair ?

par la Compagnie Lou Pantail
auteure Marie Yan
mise en scène Valentine Caille

avec Léna Garrel, Laure Wolf, Jordan Sajous, Guillaume Verdier

acollaborateur artistique Éric Feldman
coproduction scénographe Irène Tchernoostan (conseil artistique Fanny Laplane)
créateur sonore David Hess
création lumière Marco Hollinger
costumes Elsa Depardieu et Valentine Caille
artiste vidéaste Céleste Rogosin

coproduction anthéa, théâtre d’Antibes
administration et production Realiz
partenaires L’Entre-Pont, Forum Jacques Prévert, Centre Dramatique des Villages, Le LoKal La Compagnie Jean-Michel Rabeux, Théâtre 13, Théâtre du Train Bleu, MPAA Saint Blaise
soutiens Drac PACA, Région Sud, Ville de Nice
mécénat Inter Outre-Mer, Fondation Léo Lagrange

À partir de 13 ans
Durée : 1h15

de gauche à droite : Jordan Sajous, Laure Wolf.

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